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Le poids total des captures des seize
thonidés couverts par la convention de la CTOI a dépasé
le million de tonnes depuis 1993. Les prises excédaient
les 1.110.000 t en 1995 et 1996. Les thons représentent
85 % de ce total. Ces chiffres ne couvrent que
partiellement les prises des flottes opérant sous pavillon
de complaisance, qui ne déclarent pas habituellement
leurs captures. Les prises dans l'Océan Indien représentaient
18 % du total mondial il y a dix ans ; elles
représentent 24 % actuellement. Sur les dix dernières
années pour lesquelles les statistiques sont disponibles,
(1987-1996), les captures dans l'Océan Indien sont passées
de 20 % à environ 75 % de plus que celles
de l'Océan Atlantique.
La valeur estimée au producteur, se
situe très approximativement, entre 2 et 3 milliards
de dollars annuellement. Ceci ne tient pas compte de
la valeur ajoutée qu'apportent les industries annexes
et le conditionnement ou encore les bénéfices libérés
en terme de prestations sociales telles que l'emploi
et l'apport nutritionnel qui sont particulièrement importants
dans des situations de pêcherie artisanale.
L'océan Indien diffère des autres océans en ceci que
la pêche artisanale capture autant de poisson que la
pêche industrielle. Parmi les captures des pays côtiers
(exceptés les Maldives, le Sri Lanka et l'Indonésie),
les espèces néritiques prédominent, alors que les thons
océaniques tropicaux et tempérés et, à un moindre degré
l'espadon, sont ciblés par les pays de qui pratiquent
la pêche lointaine.
La pêche artisanale utilise des filets
maillants, les bateaux à lignes de traîne ou des canneurs
pour pêcher les thonidés. Leur importance a augmenté
sensiblement ces dernières années et les unités de pêche
artisanale mieux équipées atteignent progressivement
des zones de pêche de plus en plus éloignées.
La pêche à la palangre a commencé en 1952 dans l'Océan
Indien occidental et, dès le milieu des années 70, était
répartie sur la majeure partie de l'océan. Cette pêche
produit maintenant presque 250000 t annuellement.
En dehors des pêcheries industrialisées, cet engin capture
des poissons qui ont à la fois une plus grande valeur
marchande, ainsi que des poissons de plus grande taille,
qui sont en grande partie vendus sur le marché très
porteur du sashimi.
La pêche à la senne tournante a commencé au début des
années 80 et produit maintenant presque 360.000 t
par an. La majorité des captures est destinée au marché
de conditionnement en apertisation à des prix relativement
bas. La mise en conserve représente cependant
une activité importante pour un certain nombre de pays
de l'Océan Indien, particulièrement pour la Thaïlande,
les Seychelles, Maurice et Madagascar.
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