Indian Ocean Tuna Commission - Commission des thons de l'océan Indien
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historique de la gestion des ressources thonières

Le programme de développement et de gestion des thonidés de l'indo-pacifique (l'IPTP), basé à Colombo, Sri Lanka, a vu le jour en 1982. Ce programme, sous exécution FAO, était à l'origine financé par le PNUD. A partir de 1986, le l'IPTP a été entièrement financé par les cotisations des pays membres. Ce programme couvrait à ses débuts une zone s'étendant de l'océan Indien au Pacifique occidental. Par la suite, la zone de compétence a été réduite pour ne concerner que l'océan Indien. L'IPTP n'avait aucun mandat sur la gestion, toutefois, ses activités couvraient par ailleurs toutes les autres fonctions de la CTOI.

Au cours des quinze années qu'ont duré ses activités, l'IPTP a accompli beaucoup de choses utiles, parmi lesquelles on peut noter la constitution d'une base de données sur la pêche thonière dans l'Océan Indien qui couvrait la série temporelle entière de la pêche industrialisée dans cet océan. Ce faisant, l'IPTP a aidé beaucoup de pays riverains à établir des systèmes d'échantillonnage statistiques. Par ailleurs, à l'IPTP, de nombreuses études ont été entreprises sur la biologie et la pêche des thons, y compris un certain nombre d'expériences de marquage. Six consultations d'experts sur des thonidés de l'Océan Indien et cinq sur les thonidés du Pacifique ouest, ainsi qu'un certain nombre d'ateliers, ont également été organisés. Ces réunions ont fourni aux parties pêchant le thon dans la zone des avis et tendances concernant l'état des ressources.

Ainsi la CTOI a hérité directement du travail de base accompli par l'IPTP.


la pêche des thonidés dans l'océan Indien

Le poids total des captures des seize thonidés couverts par la convention de la CTOI a dépasé le million de tonnes depuis 1993.  Les prises excédaient les 1.110.000 t en 1995 et 1996. Les thons représentent 85 % de ce total. Ces chiffres ne couvrent que partiellement les prises des flottes opérant sous pavillon de complaisance, qui ne déclarent pas habituellement leurs captures. Les prises dans l'Océan Indien représentaient 18 % du total mondial il y a dix ans ; elles représentent 24 % actuellement. Sur les dix dernières années pour lesquelles les statistiques sont disponibles, (1987-1996), les captures dans l'Océan Indien sont passées de 20 % à environ 75 % de plus que celles de l'Océan Atlantique.

La valeur estimée au producteur, se situe très approximativement, entre 2 et 3 milliards de dollars annuellement. Ceci ne tient pas compte de la valeur ajoutée qu'apportent les industries annexes et le conditionnement ou encore les bénéfices libérés en terme de prestations sociales telles que l'emploi et l'apport nutritionnel qui sont particulièrement importants dans des situations de pêcherie artisanale.

L'océan Indien diffère des autres océans en ceci que la pêche artisanale capture autant de poisson que la pêche industrielle. Parmi les captures des pays côtiers (exceptés les Maldives, le Sri Lanka et l'Indonésie), les espèces néritiques prédominent, alors que les thons océaniques tropicaux et tempérés et, à un moindre degré l'espadon, sont ciblés par les pays de qui pratiquent la pêche lointaine.

La pêche artisanale utilise des filets maillants, les bateaux à lignes de traîne ou des canneurs pour pêcher les thonidés. Leur importance a augmenté sensiblement ces dernières années et les unités de pêche artisanale mieux équipées atteignent progressivement des zones de pêche de plus en plus éloignées.

La pêche à la palangre a commencé en 1952 dans l'Océan Indien occidental et, dès le milieu des années 70, était répartie sur la majeure partie de l'océan. Cette pêche produit maintenant presque 250000 t annuellement. En dehors des pêcheries industrialisées, cet engin capture des poissons qui ont à la fois une plus grande valeur marchande, ainsi que des poissons de plus grande taille, qui sont en grande partie vendus sur le marché très porteur du sashimi.

La pêche à la senne tournante a commencé au début des années 80 et produit maintenant presque 360.000 t par an. La majorité des captures est destinée au marché de conditionnement en apertisation à des prix relativement bas. La mise en conserve représente cependant  une activité importante pour un certain nombre de pays de l'Océan Indien, particulièrement pour la Thaïlande, les Seychelles, Maurice et Madagascar.





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dernière mise-à-jour : 26-05-2005 / © CTOI 2001-2004