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La réunion en intersession sur l'établissement
d'un programme de contrôle et d'inspection s'est
tenue à Yaizu, Japon du 27 au 29 mars 2001. Les
représentants de 16 membres de la Commission,
d’un Etat éligible pour assister aux sessions
de la Commission et d'une organisation intergouvernementale
ont assisté à la session.
La réunion a examiné en premier lieu
les instruments internationaux pertinents, certains
des programmes de contrôle et d'inspection existants
et les résultats de l'adoption par COFI du PAI
sur la pêche INN. Trois des membres ont alors
présenté des propositions d’éléments
qui pourraient figurer dans un tel programme.
La réunion a atteint un consensus quant aux
principes généraux d’un programme
de contrôle et d'inspection, mais en attendant
des éclaircissements sur certaines questions
légales, elle a reporté à une considération
ultérieure la question de savoir si un tel programme
devait être contraignant sur les parties contractantes
et coopérantes. Un consensus s’est dégagé
autour du principe des responsabilités de l’état
du pavillon, qui est un élément essentiel
du programme de contrôle et d'inspection, et aussi
sur certaines des actions que pourrait inclure ce système.
L'idée d'une approche par phases de la mise en
œuvre à partir des conditions minimums applicables
à tous les navires, de façon pragmatique
et avec l'application adaptative des différents
outils de contrôle, a réuni l’unanimité.
En discutant la mise en application et la conformité
aux règlements, l'inspection en mer n’a
retenu que peu d’adhésion. Il a toutefois
été confirmé que les inspections
au port étaient nécessaires, tout en prenant
garde d’éviter toute discrimination et
toute pratique qui pourrait entraîner une perte
de qualité de la prise. Un consensus s’est
dégagé sur l’utilité des
programmes d'observateurs comme outil de surveillance
de la pêche, même en l'absence de tout rôle
concernant la mise en œuvre. Il a également
été convenu que les systèmes de
surveillance par satellite (VMS) constituent un élément
valable à incorporer dans des phases postérieures
d’un programme de contrôle et d'inspection.
On s’est accordé sur la nécessité
d’élaborer une procédure claire
à suivre dans les cas d’infraction présumée,
conformément au droit international. Cependant,
il a été convenu qu’il faudra travailler
davantage sur la définition des infractions et
sur les divers degrés de gravité des éventuelles
infractions.
Il y eu consensus à l’effet qu’une
attention spéciale doit être accordée
aux pays en voie de développement et qu’une
coopération active devrait être établie
pour faciliter la mise en oeuvre du schéma de
contrôle et d'inspection. Il y a également
eu accord au sujet de la création d'un Comité
de contrôle et d'inspection, même si le
mandat spécifique de ce dernier doit être
formulé plus tard.
En traitant des questions diverses, le Japon a présenté
une version révisée du projet de résolution
présenté à la cinquième
session de la CTOI pour ce qui concerne un plan d'action
destiné à assurer l'efficacité
du régime de conservation pour le thon obèse
dans la zone de compétence de la CTOI.. Cette
version avait été révisée
après consultation avec d'autres parties contractantes.
La Réunion a convenu que le plan d'action est
méritoire, mais qu’il serait opportun de
le considérer seulement quand des mesures de
gestion pour le thon obèse auront été
adoptées.
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